Le Peugeot RCZ, une beauté fatale à « coupé » le souffle
Disons-le tout net : depuis son lancement le 22 avril, le coupé Peugeot RCZ est le plus beau modèle de la production française. Qui pourra lui faire de lombre ?
La star du moment.
Vouloir passer inaperçu au volant du RCZ relève de l'utopie la plus totale. Partout où elle passe, l'auto capte l'attention. Tout le monde veut la voir, l'examiner, la photographier. Que ce soit sur l'autoroute, dans les rues de Lille ou sur la côte belge, son style impressionne. De profil, elle semble parfaitement symétrique. Les arches en aluminium soulignent ses courbes tandis que l'arrière proéminent renforce la sensation de puissance.
Terrain connu.
Si la ligne extérieure du RCZ surprend, l'intérieur ne dépayse pas puisque la planche de bord est reprise intégralement de la 308 CC. On retrouve la même instrumentation, la même console pour le système multimédia-GPS et le volant faussement aplati dont le diamètre paraît démesuré pour un coupé. Au lancement, le RCZ est proposé avec une motorisation essence turbo haute pression de 156 ch, la même qui équipe les 308 CC, 3008 et 5008. En diesel, on retrouve le 2 litres HDI de 163 ch du coupé 407 dont la fin de carrière va être sérieusement éclipsée par le RCZ.
Catégorie GT.
Avec son empattement long (2,61 m entre les axes de roues avant et arrière), le RCZ est plus à l'aise dans les grandes courbes que dans les virages serrés où il paie son gros gabarit et son rayon de braquage élevé. En revanche, sur des routes comme celle qui slalome entre Warneton et Ypres, il se régale. Pareil quand il faut s'insérer au mieux en sortie de bretelle. La boîte manuelle à six vitesses se manie sans souci. En utilisation, la plage du HDI est aussi large que celle de Middelkerke et le châssis se montre d'une grande stabilité. Si nécessaire, on peut déployer le petit aileron arrière. Il sort automatiquement d'abord à 85 km/h, puis complètement à 155 km/h. On peut aussi l'activer d'un simple bouton, ce qui évite bien des tracas avec la police !
Petit comité.
Officiellement, le RCZ est une quatre places. La preuve : il y a deux ceintures derrière. Dans les faits, elles ne serviront presque jamais car il est quasiment impossible d'accéder à l'arrière. Seuls des enfants en bas âge peuvent se faufiler mais de toute façon, les « grands » ne leur laisseront pas de place pour les jambes, même avec la meilleure volonté !
Sans rivale. Avec sa silhouette, on est forcément tenté d'opposer le RCZ à l'Audi TT. Un coup d'oeil aux tarifs clôt le débat : sur le diesel, il y a presque 10 000 euros d'écart. Même en croulant sous les options (3 700 euros pour le pack cuir, 2 000 euros pour le GPS, notamment), notre RCZ d'essai était sous les prix du TT TDI de base. Plus chère, moins bien finie et au comportement autrement moins plaisant, l'Alfa Brera est larguée. Reste le coupé Renault Laguna, avec ses quatre roues directrices, et ses motorisations respectables (V6 essence et diesel). Mais là aussi, c'est au moins 6 000 euros plus cher. Le Peugeot RCZ est-il une voiture familiale ? Réponse sur le blog Moteurs de lavoixdunord.fr !