Ah ça, pour être belle, elle est belle. La 500 est, à la base, une réussite esthétique indéniable mais lorsqu'elle reparaît en livrée Abarth, c'est clairement le grand jeu. Pour sa première grande création et sa résurrection officielle auprès du grand public, la marque italienne Abarth s'est donc retrouvée comme une jeune fille qui va à sa première boum, avec la robe à fleurs de mamie et les bijoux de maman pour en mettre plein la vue. Sauf que ce genre de technique de drague montre vite ses limites. Pour cette 500 Abarth, c'est pareil. Impatient de la découvrir, j'en attendais beaucoup, sans doute trop. Mes doutes sur la sincérité de son caractère sportif au sens où je l'entends sont vite apparus : un volant qui ne se règle pas en profondeur, des sièges au maintien douteux pour cette catégorie, un compteur « gadget » pour afficher la pression de turbo, la sémantique de la direction revue et corrigée par le marketing avec une appellation Sport galvaudée. Le châssis m'est apparu moins plaisant que celui de la Twingo RS. Reste le moteur qui profite du turbo pour offrir des belles reprises sur une large plage d'utilisation. Pas de quoi faire oublier les 3 000 euros d'écart par rapport à la française pour qui cherche une « GTI » moderne. Pour ceux (ou celles) qui aiment parader, c'est une autre question.
500 Abarth : à partir de 18 500 euros.